La conscience de l’eau

Au cours de ces dernières semaines, mon lac intérieur a été sous le vent, la pluie, la neige et quelques accalmies timides laissant passer le soleil.

Cette métaphore du lac est d’une grande aide.

Le déménagement fait partie des moments les plus stressants de la vie.

La charge mentale est tellement importante, même pour les plus organisés ! Et la vie autour ne s’arrête pas…

La charge mentale et le changement dans la matière : l’emballage, les cartons, les déballages, les nouveaux lieux, bruits, les courbatures, les boutons de fièvre liés à la fatigue, le manque de sommeil…. 

Parfois, à tout cela, se rajoute le contexte émotionnel du déménagement, séparation, mutation… Et il y a toujours un deuil de l’avant, un aurevoir à faire.

Comme si cela ne suffisait pas, j’ai déménagé en décembre ! Entre les fêtes en famille, les anniversaires et la météo, je me demande comment j’y suis arrivée.

Je me souviens, par exemple, quelques jours avant le déménagement, de la tempête de changement de dates, imprévisible et inévitable. J’ai senti les vagues à la surface.

A l’intérieur, dans les profondeurs du lac, c’était encore assez calme. J’ai pu sentir ce calme et cette stabilité, me permettant de respirer un grand coup, de m’adapter, d’ajuster, de chercher des solutions, de dire mon mécontentement et puis de tourner la page et avancer.

Le déménagement a eu lieu juste avant les fêtes. J’ai pu compter sur quelques personnes avec un grand cœur et ma famille pour m’aider.

Et puis, il y a deux jours, au milieu de tous ces cartons, après la énième démarche, j’ai senti une énorme lassitude, une fatigue.

J’ai vu qu’il n’y avait plus de calme à l’intérieur. J’ai sondé mon lac intérieur : à force d’être agitée, l’eau était trouble, pleine de sédiments, de particules. Je n’y distinguais plus rien, de l’important au superflu,…

J’ai senti que j’avais besoin d’une pause, d’un temps pour moi, d’un temps de rien. Et j’ai pris un bain. Je me suis déposée dans le chaud. J’ai laissé reposer mon corps et se faisant, l’eau du lac s’est apaisée.

J’en suis sortie plus légère, comme revitalisée.

Voilà comment cette métaphore m’aide à comprendre mon état intérieur, à sonder là où j’en suis et ce dont j’ai besoin.

Etang et rivières chers à mon cœur et parfois malmenés

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